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lundi 2 novembre 2015

Un 2 novembre 1815 naissait un certain George Boole ...

Ce mathématicien est entré dans l'histoire pour avoir été à l'origine du langage binaire, utilisé encore aujourd'hui dans l'informatique


George Boole le père de la logique moderne

Le jeune George Boole naît dans une famille pauvre le 2 novembre 1815, dans le nord de l’Angleterre. Son destin semble scellé d’avance: pas d’argent, pas d’études.

Mais George Boole n’est pas un garçon comme les autres. Doté de capacités intellectuelles largement au-dessus de la moyenne, le jeune homme va devenir un des plus brillants autodidactes que le royaume ait connu. A 16 ans, il parle ainsi cinq langues, ayant appris presque seul le latin, le français, l’italien et l’allemand. Au même âge, George Boole décroche un poste d’enseignant à la Heigham’s School de Doncaster, un record.


George Boole, mathématicien autodidacte

C’est en 1833 que George Boole va se plonger seul dans l’étude des mathématiques, dévorant les ouvrages de Newton, Lacroix et Lagrange. L’année d’après, il fonde sa propre école à Lincoln à l’âge de 19 ans.

Il publie sa première étude en 1839, ce qui lui vaut d’être adoubé par le cercle élitiste des algébristes britanniques. George Boole reçoit même, en 1844, la prestigieuse médaille de la Royal Society pour ses travaux sur la théorie des équations différentielles.


George Boole, père de l'algèbre moderne

Mais George Boole n’entame qu’en 1847 ce qui deviendra son œuvre majeure, la fameuse algèbre de Boole. En 1854, il publie Les Lois de la pensée, un ouvrage à mi-chemin entre mathématiques et philosophie, qui entend "dévoiler les lois ultimes des opérations de l’entendement". Il y détaille les fondements d’une nouvelle approche algébrique de la logique faite de 0 et de 1 où les opérateurs "x" et "+" disparaissent au profit des conjonctions ET et OU. 

Les travaux de George Boole ouvriront la voie à la théorie des probabilités, aux circuits de télécommunications et, bien des années plus tard, à l’informatique moderne. Un cratère lunaire a même été baptisé en l’honneur de George Boole. Aujourd'hui Google célèbre aujourd'hui l'anniversaire de sa naissance par un doodle.



Georges Boole décède d'une pneumonie le 8 décembre 1864. Il a contracté cette maladie après avoir marché deux heures sous la pluie pour se rendre au Queen's College et avoir enseigné les vêtements trempés.

Biographie de George Boole


Quelques applications de l'algèbre de Boole ...

La logique des prédicats


La théorie des ensembles



Les circuits électriques


Le binaire 

L'électronique numérique


Les signaux numériques


Les aléas technologiques


vendredi 30 octobre 2015

Marche de la dignité et contre le racisme

Dix ans après les émeutes de 2005, un collectif de femmes organise ce samedi à Paris une "Marche de la dignité" afin de dénoncer le "racisme d'Etat" et les violences policières.





En 2005, la mort dans un transformateur électrique de Clichy Sous-Bois de Zyed Benna et Bouna Traoré suivie par un traitement médiatique mensonger de ce drame (ces deux adolescents avaient été décrits à tort comme délinquants) avait enflammé les quartiers populaires pendant près de trois semaines.

Trois décennies plus tard, les organisateurs de la marche déplorent que "en plus des conditions sociales toujours plus déplorables, le harcèlement des populations des quartiers, leur humiliation, constituent le quotidien pour les Noirs, les Arabes, les Rroms et les Blancs des quartiers".



mercredi 28 octobre 2015

"Adama", de l’Afrique aux champs de bataille de la Grande Guerre

A voir absolument, Adama est l’un des quatre films français en compétition cette année au Festival international du film d’animation d’Annecy, et le premier long métrage de son jeune réalisateur Simon Rouby.



L’histoire d’Adama, un petit garçon africain qui décide de quitter son village pour partir en Europe à la recherche de son grand frère. Nous sommes en 1916 et la guerre fait rage de l’autre côté de la Méditerranée.





La bande annonce



La réaction d'anciens soldats des colonies à 
ce film qui fait écho à leur propre histoire.

lundi 26 octobre 2015

LA PLACE DE LA RÉSISTANCE NE DOIT PAS DISPARAITRE DE NOTRE PATRIMOINE LOCAL

Ce samedi 24 octobre, plus de 200 personnes ont répondu présent à l'appel du rassemblement unitaire contre le changement de nom de la Place de la Résistance. 

A cette occasion M. Henri Wilkowski secrétaire local de la FNDIRP a pris la parole pour nous retracer l'histoire de la Place de la Résistance et nous expliquer l'importance de sa préservation.

C'est avec son aimable autorisation que nous mettons en ligne ce discours. 

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A l'heure où l'entraide et la tolérance faiblissent, il est plus important que jamais de rappeler et faire écho des valeurs humaines qui ont habité jusqu'au bout les Résistants français lors de la seconde guerre mondiale.

Ces combattants qui ont lutté par des missions de renseignement, de sabotage ou des opérations militaires contre les troupes allemandes et les forces du régime de Vichy.


Ces combattants qui ont développé une presse clandestine, diffusé des tracts, des faux papiers, organisé des grèves et des manifestations, sauvé des Juifs traqués, des prisonniers de guerre évadés, des réfractaires au service du STO.


Ce rassemblement est l'occasion de rappeler à ceux qui tendent à l'oublier le rôle crucial joué par la Résistance française dans la libération de notre pays du joug des armées nazies. Notre  devoir de mémoire est de reconnaître les services rendus par les combattants de la Liberté depuis l'Armistice du 22 Juin 1940 à la Libération en 1944.


Cette année où nous célébrons le 75 ème anniversaire de l'Appel du Général de Gaulle appelant à la Résistance, c'est un bien triste message que vous adressez aux jeunes.


Cette place créée à la Libération rappelle aux habitants de notre ville le courage d'hommes et de femmes du Plessis-Robinson qui se sont soulevés contre l'occupant nazi et sont tombés sous leurs balles ou sont morts en déportation. Les rues de notre ville portent leurs noms*.


Créée en 1945, notre Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes s'efforce de porter haut et fort cette mémoire de la Résistance. Comment Monsieur le Maire comment mesdames et messieurs de la majorité allez vous faire partager aux collégiens, aux lycéens au Conseil municipal des jeunes futurs citoyens de notre ville, aux jeunes du club Mémoire et à notre population ce travail de mémoire quand vous effacez de notre ville par un simple vote l'histoire glorieuse de leurs anciens.


Nous sommes dans cette ville parmi les derniers survivants des Résistants et Déportés de l'époque la plus tragique de l'histoire de France.


Nous sommes issus de toutes les composantes de la Résistance qui voici 70 ans se sont unies au nom d'une certaine idée de la France, pour la liberté au délà de tous les clivages politiques.


Nous n'oublions pas le long cortège d'ombre de nos camarades qui, eux, ont alors fait le sacrifice de leur vie pour sauver la vôtre, Monsieur le Maire et la nôtre. Nous portons leur mémoire.


Stupéfaction, indignation, colère, tristesse voilà ce  que provoque en nous votre décision d'effacer la Place de la Résistance.


Notre association, porteuse de la Mémoire de toutes les victimes du régime hitlérien vous fait part de  l'indignation des témoins survivants et des familles victimes de la barbarie nazie.


LA PLACE DE LA RÉSISTANCE NE DOIT PAS disparaître DE NOTRE PATRIMOINE LOCAL


Henri Wilkowski

ex-président national et aujourd'hui secrétaire local de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP)


* Capitaine Chalvidan, tombé en embuscade le 22 août 1944, Lucien Arrufat, fusillé le 2 juin 1944 au Mont Valérien, Amédée Usseglio (du groupe Manouchian) fusillé au Mont Valérien le 21 février 1944, Raymond Croland, déporté à Buchenwald et mort le 9 avril 1945, Alexandre Schimmel, fusillé le 23 février 1944, Joseph Lahuec, tué le 22 août 1944, Fernand Fenzy, fusillé le 21 mars 1942 au Mont Valérien, Bernard Iské, fusillé à Lubine le 4 septembre 1944, Robert Duffour, fusillé le 22 juin 1944, Eugène Moulinet, fusillé le 21 août 1944, Victor Vernadat, fusillé le 22 août 1944, Capitaine Facq, déporté au camp du Struthof en 1944, Jean-Marie Kerling, abattu par les Allemands le 19 août 1944.

lundi 19 octobre 2015

De nombreuses associations contre le changement de nom de la place de la Résistance !

La décision de renommer la place de la Résistance en place Charles Pasqua (ici) choque bien au-delà des Robinsonnais. Les principales associations de résistants, rejointes par différents partis politiques et syndicats appellent à un rassemblement républicain Samedi prochain afin de défendre la mémoire des résistants et de la Résistance.




vendredi 16 octobre 2015

Commémoration du cinquante-quatrième anniversaire du massacre d’octobre 1961

Demain samedi 17 octobre 2015 on commémore (à 17H30 au Pont Saint-Michel à Paris), le cinquante-quatrième anniversaire du massacre d’octobre 1961


Le livre de l'historien Emmanuel Blanchard, "La police parisienne et les Algériens (1944-1962)" paru en 2011 permet à travers une étude précise et détaillée sur la police parisienne de réfuter à propos de ce qu'on peut qualifier de massacre, les thèses d’un gouvernement politique qui aurait été dépassé, ou celle d’une simple « crise » au sein de la police.
On apprend qu'en réalité à l’automne 1961, le préfet Maurice Papon obtient du gouvernement un véritable « chèque en blanc » pour démanteler le FLN et mener une bataille qui débouchera sur la perpétuation de ce crime colonial au cœur de Paris, le massacre du 17 octobre 1961.

La police parisienne et les Algériens (1944-1962)

Le « problème nord-africain » : c'est ainsi que la police parisienne a pris pour habitude de qualifier après-guerre la question des Algériens installés en région parisienne. Théoriquement égaux en droit avec les autres citoyens français, ils étaient cantonnés à certains emplois et quartiers, en butte à une forte emprise policière et objets de nombreux fantasmes touchant à leurs pratiques sexuelles ou délinquantes.
De 1925 à 1945, les Algériens ont été « suivis » par une équipe spécialisée, la Brigade nord-africaine de la préfecture de police. Celle-ci dissoute, les « indigènes » devenus « Français musulmans d’Algérie » sont désormais l’affaire de tous les personnels de police. Au début des années 1950, l’émeute algérienne devient un sujet de préoccupation majeur, exacerbé par la répression féroce de la manifestation du 14 juillet 1953, place de la Nation. Une nouvelle police spécialisée est alors reconstituée avec la Brigade des agressions et violences. Ses objectifs : pénétrer les « milieux nord-africains » et ficher les Algériens.
Entre 1958 et 1962, dans le contexte de la guerre ouverte en Algérie, le répertoire policier se radicalise : il faut désormais « éliminer les indésirables ». C’est l’organisation de rafles, de camps d’internement et de retours forcés. Les brutalités policières deviennent fréquentes, jusqu’à la torture. Le préfet de police Maurice Papon reçoit un « chèque en blanc » pour combattre le FLN. Les massacres d’octobre 1961 incarnent le moment le plus tragique de cette période noire. Les mécanismes en sont éclairés par une étude historique rigoureuse fondée sur des archives et des témoignages inédits.


Éditeur Nouveau Monde éditions
450 pages


Emmanuel Blanchard
est maître de conférences en science politique à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP, CNRS-ministère de la Justice-UVSQ). Ses recherches portent sur les polices en situation coloniale et sur la socio-histoire des politiques d’immigration.




Sur le 17 octobre 1961 ...



17 octobre 1961 : archéologie d’un silence avant-propos

par Isabelle Saint-Saëns 15/09/2000

Le 17 octobre 61, la Fédération de France du FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement contre le couvre-feu instauré le 5 octobre par le préfet de police, Maurice Papon. 30.000 manifestants face à 7000 policiers, 12.000 arrestations, 3 morts selon le bilan officiel, plus de 300 selon le FLN. Plusieurs dizaines selon les rapports demandés par le gouvernement à la fin des années 90 : les missions Mandelkern (98) et Géronimi (99), ayant eu accès aux documents officiels, n’ont pu que constater qu’un nombre très important en avait disparu.

Le gouvernement gaulliste mène une stratégie d’étouffement. C’est par le silence que Papon répond aux questions de Claude Bourdet à la séance du Conseil de Paris du 27 octobre 61. Roger Frey, ministre de l’intérieur et futur président du Conseil Constitutionnel, rejette une demande de commission d’enquête parlementaire, au motif que des informations judiciaires (toutes clôturées par des ordonnances de non-lieu) sont en cours. Les témoignages rassemblés par les éditions Maspero sont saisis chez le brocheur, avant le dépôt légal : ces livres n’existent tout simplement pas. Vérité-Liberté, Les Temps Modernes et Partisans sont saisis. Les projections d’Octobre à Paris de Jacques Panijel sont interdites ; un film réalisé par la Radio-Télévision Belge est déprogrammé, les pellicules disparaissent. La presse communiste (Libération et L’Humanité) fait état des violences policières, mais renonce à publier in extenso des témoignages, pour éviter la saisie. Le Monde et Le Figaro s’indignent des « violences à froid sur les manifestants arrêtés », mais « comprennent les brutalités policières à chaud ».

Quelques mois plus tard, le 8 février 62, neuf morts au métro Charonne lors d’une manifestation contre les attentats de l’OAS. Français ni musulmans ni d’Algérie, pour la plupart communistes et syndiqués, ils seront enterrés par près d’un demi-million de personnes. Sans doute auraient-ils été qualifiés d’« innocents » par ce Monsieur Barre qui eut Papon comme ministre du budget. Seul le représentant de la CFTC évoquera à l’enterrement les morts anonymes d’octobre.

Pendant deux décennies ce sont les témoins, directs ou indirects, qui insisteront : Pierre Vidal-Naquet en 72 (La torture dans la République), Georges Mattei, membre des réseaux de soutien au FLN, l’un des rares Français auxquels la Fédération de France du FLN avait demandé d’être présents sur le parcours de la manifestation, qui réalise (avec Jean-Louis Péninou) un dossier dans Libération (le 17 octobre 80 puis le 17 octobre 81). Au milieu des années 80, avec l’échec de l’intégration à la SOS-Racisme, les jeunes issus de l’immigration questionnent leurs parents : s’en fait l’écho le dialogue entre Mohamed Hocine, fondateur du Comité contre la double peine, et son père, filmé dans Douce France, la saga du mouvement beur. En 91, de jeunes militants (Anne Tristan, Agnès Denis, Mehdi Lallaoui et le collectif Au nom de la mémoire) écrivent un livre puis réalisent un film, Le silence du fleuve. La même année paraît le premier ouvrage historique, La bataille de Paris de Jean-Luc Einaudi : n’étant pas historien « professionnel » il lui faudra attendre 99 pour obtenir l’accès à certaines archives. Sur la décolonisation sous la IVe république, on attend les documents historiques d’envergure : combien d’universités françaises possèdent une chaire d’histoire de la colonisation et de la décolonisation ?

Les massacres d’octobre 61, comme ceux de l’ère coloniale récente (de Sétif et Madagascar à Ouvéa), sont des crimes qui ne sont pas nommés, pas plus que ne le sont leurs victimes, ceux que l’on désigne sous le sigle FMA (« Français Musulmans d’Algérie ») ou plus couramment comme crouilles, ratons, melons, bicots, parqués dans les bidonvilles ou dans des quartiers intra-muros quadrillés en permanence.
Depuis le début de cette guerre sans nom maquillée en « pacification » et « opérations de maintien de l’ordre », les gouvernements successifs (de la SFIO de Mollet et Mitterrand aux gaullistes) entretiennent le racisme policier, militaire et civil. Ratonnades, tortures, noyades, fusillades, pendaisons : ce qui se passe en cette fin d’octobre 61 se produit en Algérie et en métropole depuis 54. « Le 17 est un moment, un moment seulement, dans un temps où nous étions toujours niés » disent les Algériens interrogés trente ans plus tard par Anne Tristan.
En Algérie, c’est le quotidien. Un état de droit en France cohabite avec un état d’exception dans les colonies, qui s’applique aussi en métropole à ces « citoyens de l’Union » qui sont moins citoyens que les autres ; et ce consensus républicain a besoin pour fonctionner de désigner un objet de peur et de rejet : « Consentir, dit Jacques Rancière, c’est d’abord sentir ensemble ce qu’on ne peut pas sentir ». [...]

La suite sur le site de Vacarme ici

jeudi 15 octobre 2015

MediaPorte : « Une belle connerie »

Cette semaine, Didier Porte rend hommage à un grand oublié de la semaine passée : le sénateur LR Roger Karoutchi.


mercredi 14 octobre 2015

Pyramide de la richesse globale


Les 1% les plus riches possèdent aujourd'hui 50,4% de la fortune totale

 71% des adultes au monde, détiennent seulement 3% de la richesse totale



« Les inégalités ont dépassé le point où cela nous aide pour devenir riches et constituent désormais une sérieuse menace. Je suis préoccupé de voir un monde dans lequel les riches ont le pouvoir d’écrire les règles que le reste d’entre nous doit suivre »  Agnus Deaton  prix Nobel d'économie 2015

mardi 13 octobre 2015

Les journalistes Emmie Rates et Ryan Hair évoquent la chemise lowcost du DRH d'Air France

Dans une parodie de journal télévisé, le syndicat CGT décrit les violences comme «un petit bizutage improvisé» et rappelle son intention de poursuivre le bras de fer



jeudi 8 octobre 2015

“Je n’aime pas les Arabes. Alors fais gaffe à toi, hein !”

On aurait pu légitimement penser à une nouvelle charge raciste de Philippe Pemezec (souvenez-vous ici) mais non ! Il s'agit cette fois d'un patron qui filmé en caméra caché lance à l'un de ses salariés :

    « Moi, depuis qu’un patron s’est fait trancher la gorge, j’en ai jusque-là ! (…) J’ai envie… de prendre un Arabe et de crac !, et de le mettre en haut de mon bâtiment. » Puis : « T’as de la chance, poursuit le patron, enragé. Je n’aime pas les Arabes. Je n’aime pas les Arabes. Alors fais gaffe à toi, hein ! »



Cette scène hallucinante est à retrouver ce soir dans l'émission Complément d'enquête (France 2). Ce document montre notamment comment la parole raciste s'est libérée chez certains employeurs. Autre information rapportée par l'émission, en France un Français de confession musulmane a quatre fois moins de chances d'être retenu pour un entretien d'embauche.

lundi 5 octobre 2015

Qui a dit : "Le patronat n'a pas besoin ... " ?

A l'heure du conflit social qui touche Air France il est intéressant de relire un discours tenu devant la représentation nationale qui bien que centenaire n'a en rien perdu de sa pertinence :
« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906


 

dimanche 4 octobre 2015

Les ficelles malhonnêtes d'Alain Finkielkraut révélées par le politologue Thomas Guénolé

Thomas Guénolé, en un peu plus de trois minutes, s'est appliqué sur le plateau de ONPC à démonter la rhétorique délirante du sophiste Alain Finkielkraut, rompu à l'art des fausses évidences, des préjugés érudits, des mots chocs et des choix caricaturaux. C'est clair, net et vraiment bien dit.



Thomas Guénolé est politologue (PhD Sciences Po CEVIPOF) et enseignant (Sciences Po, HEC). Essayiste, il a notamment publié un Petit guide du mensonge en politique (First, 2014). Il a créé en 2015 le Prix annuel du menteur en politique, décerné par un jury de journalistes. Cofondateur de VOX POLITICA, cabinet de conseil en communication politique, il tient sur RMC la chronique quotidienne "Guénolé, du concret". 

Il vient de publier Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ?, livre dédié à Zyed Benna et Bouna Traoré, adolescents dont la mort en fuyant un contrôle de police fut le déclencheur des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises.

Édité par Le Bord de l'eau (15/09/2015)
213 pages, 17 euros

En 4ème de couverture 

Le "jeune-de-banlieue", c'est l'ogre des temps modernes. 
Arabe mal rasé de 13-30 ans vêtu d'un survêtement à capuche, il se promène avec un cocktail Molotov dans une main et un couteau à cran d'arrêt dans l'autre. Il fume du shit dans les cages d'ascenseur. Il brûle des voitures. Il gagne sa vie grâce à des trafics et en fraudant les allocations sociales. Sa sexualité consiste à violer les filles en bande dans des caves ; sa spiritualité, à écouter les prêches djihadistes de l'"islam-des-banlieues", dans des caves également. Il hait la France, l'ordre, et bien sûr, il déteste les Français (comprendre : "les Blancs"). Il aime le djihad et l'islamisme. Son rêve : partir en Syrie se battre aux côtés d'Al Qaïda ou de Daech, pour ensuite revenir en France commettre des attentats. Il ne serait donc pas étonnant que les parents disent bientôt à leurs enfants : "Si tu n'es pas sage, le jeune-de-banlieue viendra te chercher." La réalité est moins spectaculaire. Les jeunes de banlieue sont plus d'1 million : 98 % ne sont ni délinquants ni dans des bandes. L'ascenseur social étant à l'arrêt depuis longtemps, seule une minorité arrive à s'en sortir. Une minorité plus marginale vit de trafics. Une minorité plus marginale encore sombre dans l'intégrisme religieux. Mais pour l'écrasante majorité, la réalité, c'est une galère de jeune pauvre urbain qui vivote entre le chômage, la "débrouille" et les emplois précaires. Thomas Guénolé nous décrit sans concession la balianophobie : ce mélange de peur et de haine envers le monstrueux "jeune-de-banlieue" inonde nos classes moyennes, nos médias, notre cinéma, nos élites. Sur l'insécurité, les bandes, l'islam, la sexualité, l'argot des banlieues, il remplace méthodiquement les clichés par la réalité. Il nous décrit ensuite la vie des 98 % : les vrais jeunes de banlieue, ceux dont on ne nous parle jamais.

samedi 3 octobre 2015

Conseil municipal, accueil des réfugiés : un vote honteux !

Dans la droite ligne des propos du maire Philippe Pemezec avec son "Jamais ! Pas un seul !", la majorité du conseil municipal a refusé le voeu proposé par Jean-François Papot.

Ce voeu demandait "la prise en compte du sort des réfugiés hommes, femmes et enfants, frappant aujourd'hui à notre porte chassés de leur pays par la guerre et la répression".

Ce voeu faisait suite à la lettre envoyée à Philippe Pemezec lui demandant d'engager la ville dans une démarche d'accueil des réfugiés et à laquelle le maire n'a jamais répondu. 


Le dessinateur Zep publie sur son blog une planche dans laquelle Titeuf, son célèbre héros à mèche blonde, se retrouve confronté à la guerre et à la situation de réfugié.


Au maire Philippe Pemezec et à sa majorité du conseil municipal voici pour rappel la planche du dessinateur Zep dans laquelle Titeuf, son célèbre héros à mèche blonde, se retrouve confronté à la guerre et à la situation de réfugié. 

Bonne lecture !

A Jean-François Papot et à l'opposition un grand merci ! Votre initiative vous honore !


Mi petit, mi grand…















jeudi 1 octobre 2015

De nombreux Robinsonnais protestent contre deux décisions municipales

Deux décisions municipales qui font sérieusement "tiquer" les Robinsonnais
1. la fermeture du théâtre du Coteau
2. le changement de nom de la place de la Résistance en place Charles Pasqua

Pour demander à Philippe Pemezec, maire de la ville de revenir sur ces décisions deux pétitions ont été lancées. En l'espace de quelques semaines ces pétitions ont déjà recueilli plusieurs centaines de signatures.


Sauvons le théâtre du Coteau



Parmi les commentaires ... 

Les anciens m’ont parlé du temps où une bibliothèque de quartier existait au Pierrier… J’aurais aimé que mes enfants aient cette chance. Mes enfants ont vu leurs premiers spectacles au théâtre du coteau et joué leurs premières pièces sur ses planches. D’autres doivent avoir cette chance.
Le théâtre du coteau est entièrement financé par la communauté d’agglomération. Le maire veut réorienter cette subvention vers le pôle culturel et récupérer la parcelle pour une nouvelle opération de promotion immobilière…
Si il n'y a pas de petites économies, il y a de mauvaises économies. De nombreuses marges sur les dépenses actuelles sont possibles au Plessis-Robinson : ne nous trompons pas de priorités... Le maire a choisi un pôle culturel somptuaire et surdimensionné. C’est à lui de l’assumer sans priver le Pierrier d’un équipement de quartier, sans priver les (jeunes et moins jeunes) spectateurs d’un théâtre à taille humaine, sans priver certaines troupes d’un lieu pour se produire. 
Jean François Papot

Pourquoi vouloir toujours TOUT centraliser ? Pourquoi rayer de la carte robinsonnaise ce qui fait la vie d'un quartier ? bibliothèque du Pierrier, Théâtre du Coteau et j'en passe... Un lieu de culture dans chaque quartier, un lieu de rencontre avec le voisinage, favorisent le lien social ; plutôt que des déplacements inutiles en voiture (incohérence avec la politique de dévelopement durable prônée par la municipalité) 
Audebert Frédérique

Je signe tout coeur et partage pleinement les commentaires précédents. Halte à l'uniformisation, place à la culture dans tous ses états, et sa créativité. Ce petit théâtre doit continuer de vivre pour son quartier, ses habitants, ses enfants. La vie avant tout et non la mort programmée d'une mémoire. Quand arrêterez vous de tout massacrer au Plessis Robinson. Pour que vive la mixité sociale, sa diversité c'est cela le bien vivre ensemble...... 
Sylvie Muret

Je signe cette pétition parce-que des générations de comédiens amateurs et professionnels sont passés dans ce théâtre. J'y ai passé une partie de mon adolescence avec bonheur et cela m'a ouvert à une certaine culture à laquelle je n'avais pas accès chez moi. J'aimerais que d'autres continuent à en profiter.
Edith Bernier

Je précise que je ne signe pas pour des raisons politiques et que je ne rejette pas les actions du maire en bloc. En revanche, je souhaiterais que le théâtre du Coteau soit préservé, car ma fille y suit des cours de théâtre depuis des années et est extrêmement déçue que son théâtre soit promis à la démolition. Et parce que j'apprécie ce théâtre, où je vais souvent, et sa programmation de qualité. Monsieur le Maire, préservez notre théâtre et le centre de loisirs, nous n'avons déjà pas grand-chose dans le Pierrier... Merci d'avance.
Hélène Berlioux

A retrouver ici



Arrêtons le hold-up sur notre place de la Résistance


Parmi les commentaires ...

Née et élevée au Plessis Robinson, je suis outrée d'une telle décision. Petite fille de résistant fusillé par les allemands, je trouve SCANDALEUX que la place de la résistance soit renommée, qui plus est, avec le nom d'une personne qui a cumulé beaucoup d'affaires judiciaires et condamnations ! Que Monsieur Pasqua ait favorisé M. Pemzec dans son ascension politique et dans ses budgets pour la ville du plessis et que ce dernier lui en soit reconnaissant alors qu'il lui érige une stèle dans son jardin !! 
Charlotte Hillairet

Quand on sait ce que fut le SAC et les ennuis avec la justice de ses membre; coups et blessures volontaires, port d'armes, escroqueries, agressions armées, faux monnayage, proxénétisme, racket, incendie volontaire, chantage, trafic de drogue, hold-up, abus de confiance, attentats, vols et recels, association de malfaiteurs, dégradation de véhicules, utilisation de chèques volés, outrages aux bonnes mœurs (source wikipedia) il est choquant de voir l'un des dirigeants de cette milice privée être honoré de la sorte ! 

Philippe Renaud

Je suis l'actualité de Philippe Pemezec depuis quelques années. Démocratie locale écornée, pratiques discriminatoires, condamnations, comportements et propos agressifs. Cette dernière décision de débaptiser la place de la Résistance au profit d'un personnage aussi décrié que Charles Pasqua est un véritable scandale. Charles Pasqua ne fait pas l'unanimité. Cette année quatre résistants ont été honorés par la République : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay.
Amel Djendoubi

J'ai honte de la ville dans laquelle j'habite.J'ai honte des décisions prises par le Maire et son Conseil Municipal.Pourquoi changer le nom de cette place par un autre nom?Quelle en est la raison....valable?Mon père,comme tant d'autres,s'est engagé (dans la Résistance) à l'âge de 17 ans 1/2,est devenu invalide de guerre au cours d'un acte de résistance à Guéret(Creuse),puis a été déporté à Buchenwald.Il en est revenu..d'où tant d'autres ,pas...Je ne parle même pas du nom de Ch.Pasqua...de nombreuses personnes l'ont  déjà fait..Quelque soit le nouveau nom,je suis scandalisée et attristée par cet acte de "debaptisation". Tous ces élus qui nous représentent au Plessis n'ont ils pas la moindre pensée pourtous ceux qui se sont engagés pour nous,battus pour nous,jusqu'à en sacrifier leur vie?Il ne leur a suffit  que de lever le bras pour un vote,qui,en une minute,gomme tout un passé pour lequel,nous ne pouvons qu’être fiers et reconnaissants.
Michèle Bloch

M. Pasqua est loin de faire l'unanimité ! L'histoire retiendra M. Pemezec votre utilisation (instrumentalisation, détournement) des symboles de la nation pour remercier M. Pasqua de vous avoir installé dans votre fauteuil de maire il y a plus d'un quart de siècle. Les affaires qui ont émaillés ces dernières décennies, votre dernière condamnation, tout cela aurait du vous conduire à plus d'humilité et de discrétion. Malheureusement votre tempérament impulsif vous rattrape et vous fait commettre des impairs ! Les Robinsonnais commencent à vous connaître et ce n'est pas à votre avantage !
Ahmed Talibi

Après la rue René Boulanger débaptisée,décidément Mr Pemezec n'aime pas les RESISTANTS.
Serge Monteil

M. Pemezec, Charles Pasqua bien qu'ayant été résistant n'incarne pas la Résistance. Il n'en est pas une figure remarquable. En revanche il est une des figures majeures des turpitudes politico-financières des Hauts-de-Seine. Figure qui a donné naissance au Balkany, Schuller, Ceccaldi, vous-même récemment condamné par la justice. Tout ce beau monde magouille encore en toute impunité. Plus pour très longtemps j'espère !
Tamelouis Frabrice

Bafouer de la sorte la mémoire de nos résistants est inqualifiable. Monsieur Pemezec connaît-il l'histoire de la 2 ème guerre mondiale pour agir d'une façon aussi irresponsable ? Monsieur Pemezec aura -t-il la désinvolture pour présider à l'avenir les cérémonies du 8 mai 1945 ?

Philippe Pauthonier

A retrouver ici


lundi 28 septembre 2015

Nadine Morano vient d'être exclue du Front National !

On vient de l'apprendre Marine Le Pen a décidé d'exclure définitivement Nadine Morano du Front National pour avoir mis à mal avec ses propos sur la race blanche de la France, la dé-diabolisation du parti. On apprend par ailleurs que suite à cela Jean-Marie Le Pen tout juste exclu du Front National a demandé à adhérer au mouvement des Républicains. Ces derniers devraient accepter très prochainement selon une source qui souhaite garder l'anonymat.

Les déclarations de Marine et Jean-Marie Le Pen à écouter ici :





Morano ou la dérive sarkozyste ...

  • « Je ne suis pas raciste : j'ai des amis qui sont justement arabes, dont ma meilleure amie qui est tchadienne et donc plus noire qu'une arabe. » France 5, juin 2012 
  • « Qui décapite les Occidentaux ? C'est ceux qui sont membres du Jihad islamique, donc les partenaires du Hamas. Ce sont les juifs qui décapitent aujourd'hui ? Ce sont les juifs qui ont décapité Hervé Gourdel ? » France Info, novembre 2014
  • Nadine Morano à un commerçant sénégalais : « Vous êtes indépendants ! Pourquoi vous êtes venu en France ? On ne peut pas accueillir tous les Sénégalais ! » Sur un marché, campagne présidentielle de 2007
  • « @ericbesson je bulle dans un spa avec des copines et toi tu tweet occupe toi de ta femme un peu. » Tweet envoyé publiquement par erreur, février 2012
  • « Les migrants, c'est la faute à la gauche. » iTélé, juillet 2015
  • « Joseph Macé-Scaron [directeur de l'hebdomadaire Marianne] est au journalisme ce qu'un rat est au caniveau... Ça pue, c'est laid, encore que le rat, lui, est intelligent. » Twitter, novembre 2013
  • « Nicolas Sarkozy, ce n'est même pas la peine qu'il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! » Le Point, septembre 2015
  • « J'ai signalé à la gare de l'Est une personne qui portait un voile intégral et qui avait une valise à la main. Pour moi, c'est un signe de danger potentiel. Qui y a-t-il en dessous ? » BFM TV et RMC, février 2015
  • « Paris devient sale, Paris avec ses rues touristiques envahies de SDF, de matelas sur les trottoirs. » Facebook, août 2015
  • Nadine Morano après ses propos sur la « race blanche » :  « J'ai été très bonne chez Ruquier, samedi soir. Ils ont peur lorsque chacun envoie ses sbires pour me dégommer. » Europe 1, septembre 2015
  • « Des moniteurs font le ramadan, il peut y avoir danger. Je ne suis pas sûre que les parents savent que leurs enfants vont être entre les mains de quelqu’un qui ne va pas s’alimenter et pas boire de la journée. On ne sait pas quels sont leurs réelles conditions physiques, on ne sait pas si nos enfants sont en réelle sécurité. » Public Sénat et Radio classique, octobre 2012
  • « Ma marionnette [aux Guignols] est moche, elle fait peur ! » Canal+, octobre 2013
  • Nadine Morano à propos des migrants : « On nous dit qu'ils fuient la guerre. Heureusement qu'on n'a pas fait pareil, nous, en 1939-1945 ou en 1914 ! On a tous des aïeux qui reposent dans la terre de France, qui se sont battus pour la liberté et pour sauver la France. Alors moi, je dis qu’il faudrait aussi que ces personnes, plutôt que de fuir – parce que ça n’est pas la solution – se battent pour leur pays et qu’on les accompagne dans ce combat. » Europe 1, août 2015
  • « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan et qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. » Débat sur l'identité nationale, décembre 2009
  •  « On a laissé entendre que je suis raciste, ce qui m'insupporte. (...) La pizza, je l’aime plutôt regina et pas orientale. En revanche, j’adore le couscous et les bricks à l’œuf. » Europe 1, juin 2012
  • Nadine Morano en réponse à un canular de Gérald Dahan qui imitait Louis Aliot (FN) : « Je trouve que Marine Le Pen a beaucoup de talent (...). [La gauche va] nous mettre le droit de vote des étrangers (...). J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi. » Sud Radio, juin 2012
  • « Nous sommes un pays judéo-chrétien – le général de Gaulle le disait –, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères. J’ai envie que la France reste la France. Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. » France 2, septembre 2015
  • « Il faut préserver nos racines judéo-chrétiennes. Cela veut dire qu'il faut maîtriser l'immigration, que la religion musulmane doit rester une religion minoritaire. » BFM TV et RMC, juillet 2015
  • Nadine Morano (dans SMS destiné à Estrosi et envoyé par erreur à Fillon) : « Attention Christian, Fillon te chie dans les bottes.  » Rapporté par Le Canard enchaîné, février 2012
  • Nadine Morano à Cécile Duflot, prise en photo à la sortie d'un conseil des ministres en portant un jean : « Quand on représente les Français, il faut faire la différence entre la dilettante du week-end et la tenue du conseil des ministres. » RTL, mai 2012
  • « Je rencontre des électeurs du Front national, avec lesquels je partage les mêmes valeurs : la maîtrise de l’immigration, le refus du droit de vote de étrangers, le fait qu’ils ne veulent pas financer l’assistanat et qu’ils veulent qu’on reconnaisse la valeur travail, la protection de nos frontières extérieures de l’Europe. Oui, je partage ces valeurs-là en commun avec eux. » Europe 1, 11 juin 2012, lendemain du premier tour des législatives
  • « Les réseaux dormants en action, la cinquième colonne en marche : que les naïfs prennent conscience de la gravité du terrorisme islamiste en France. » Twitter, 26 juin 2015, jour de l'attentat à Saint-Quentin-Fallavier (38)
  • « On n'est pas encore à un niveau de remplacement, mais ce sentiment d'être envahis est réel. » BFMTV, 22 septembre 2015
  • Nadine Morano à Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, condamné par le passé pour recel d'abus de biens sociaux et recel d'abus de confiance : « Mieux vaut danser le rock que d'avoir été mis en cause par la justice. » BFM TV, août 2015
  • « Le problème d'image d'Eva Joly ne vient pas que de son accent, c'est aussi physique. On sent du coup qu'il n'y pas de communicant derrière. » Le Parisien, février 2012

mardi 15 septembre 2015

A lire de Patrick Savidan : Voulons-nous vraiment l'égalité ?

Nos démocraties s'étiolent, la solidarité publique vacille, d importantes inégalités se creusent. Il y a, entre ces trois constats, des liens qu'il est urgent d'explorer et de prendre en compte. Alors, nous pourrons comprendre cet étrange paradoxe qui, pour nous, consiste aujourd'hui a renforcer les inégalités que nous ne cessons pourtant de dénoncer.




Patrick Savidan, Éd. Albin Michel, 350 pages, 20 euros.



Le mot de l'éditeur

Il existe, en France, un immense consensus sur les questions de justice sociale, toutes tendances politiques et toutes situations sociales confondues. Études après études, chercheurs et instituts de sondage le confirment : une écrasante majorité souhaite plus de justice et plus d’égalité. Ces mêmes recherches montrent aussi que nous en savons plus qu’auparavant sur l’augmentation et la nature des inégalités, que nous en parlons davantage et que nous nous en inquiétons plus encore. Reste que, pour les réduire, nous n’en faisons manifestement pas assez.
Faut-il voir dans cette contradiction une forme d’hypocrisie sociale ? Serions-nous passés maîtres dans l’art de ne pas tirer de conséquences de ce que nous savons ? Serions-nous, individuellement et collectivement, victimes d’une irrépressible faiblesse de la volonté ? Plutôt que de supprimer le problème à bon compte, il est temps de comprendre cet étrange paradoxe qui consiste aujourd’hui, pour nous, à creuser les inégalités que nous n’avons pourtant de cesse de dénoncer.
Patrick Savidan est professeur de philosophie politique à l’Université de Poitiers et à Sciences-Po Paris, cofondateur et président de l’Observatoire des inégalités et directeur de la revue Raison publique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Repenser l’égalité des chances (Grasset, 2010) et Le multiculturalisme (PUF, 2011).



Boîte à Idées. P. Savidan par Mediapart



dimanche 13 septembre 2015

Laïcité éclairée versus populisme ...

« Je ne mets pas la laïcité dans les assiettes des enfants » François Bayrou



Cher(e)s ami(e)s,

Tous les restaurants scolaires de l’agglomération paloise proposent désormais un menu végétarien. Pourquoi des menus végétariens ? Parce que cela respecte les préférences, les choix - qui parfois sont des choix de prescriptions religieuses et parfois alimentaires – sans séparer les gens en catégories religieuses. Pendant des années, des familles catholiques souhaitaient que leurs enfants ne mangent pas de viande le vendredi. C’est la raison pour laquelle il y avait du poisson dans les cantines. Est-ce que cela aurait été laïc d’obliger les enfants à manger de la viande à l’encontre des convictions de leur famille ? Evidemment ce n’est pas cela la laïcité. 

La laïcité est une manière de vivre ensemble qui repose sur la tolérance, l’égale acceptation des religions, dont aucune ne peut être imposée à quiconque. La laïcité n’est pas contre la religion puisqu’elle garantit la liberté de croyance à tous. Aucun d’entre nous ne souhaite et en tout cas pas moi, qu’il y ait du communautarisme avec des menus adaptés à toutes les religions. Je n’aime pas cette idée de diviser les élèves en familles d’origines ethniques ou religieuses. Le menu végétarien ne correspond pas à une famille religieuse, il convient à tout le monde. Il peut-être préféré pour des raisons alimentaires et diététiques, ou pour d’autres raisons. Plutôt que la division, je préfère le respect. Les écoliers peuvent désormais choisir le menu standard, le menu végétarien à l’année ou le menu végétarien ponctuel. Ceux qui ne mangeront pas de viande trouveront des œufs, du poisson, du quinoa, du soja…

Il y a également une forte dimension écologique dans ce choix. L’idée de rompre avec l’habitude de la viande tous les jours et à tous les repas fait aussi son chemin. Je vous l’ai déjà dit, je suis persuadé que l’humanité va devoir aller davantage vers une alimentation végétarienne, car c’est le meilleur moyen de répondre à nos besoins alimentaires futurs avec les surfaces cultivables dont nous pouvons disposer. Le menu végétarien évitera également beaucoup de gaspillage parce que jusqu’à présent, dans de nombreuses écoles, une partie de la viande partait à la poubelle. 

L’initiative a été saluée par les parents et les élèves que j’ai rencontrés lors de la rentrée. Ils y ont vu, au-delà de la diversification des choix, une manière positive de promouvoir la vie ensemble. 

Amitiés,

François Bayrou
Pau, le 12 septembre 2015

mercredi 9 septembre 2015

Quand une journaliste cameraman frappe des enfants !

Petra Laszo, journaliste a frappé plusieurs migrants dont des enfants ce mardi en Hongrie, près de la frontière avec la Serbie


Abject, lâche, laid, ignoble, hideux, innommable, odieux, honteux, atroce, abominable, épouvantable, dégout sont les mots qui viennent à l'esprit pour qualifier le comportement de cette femme caméraman de la chaine de télévision hongroise NTV1 proche du parti d'extrême-droite hongrois Jobbik.








Depuis hier soir, l'indignation a traversé les frontières hongroises et se manifeste partout en Europe sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, un "mur de la honte" a été érigé pour lui "rendre hommage".


vendredi 4 septembre 2015

Contre ces intellectuels apôtres d'une France moisie ...


Il n'y a pas qu'Éric Zemmour ou Alain Finkielkraut. Le paysage intellectuel français est aujourd'hui dominé par quelques figures qui attisent les peurs, vantant une France fermée, conservatrice, machine à exclure toutes les différences et indifférente aux nouvelles questions sociales.


Invités :
  • Arlette Farge, historienne, directrice de recherche au CNRS. Parmi ses récentes publications : Le Peuple et les choses.
  • Jean-Pierre Filiu, historien et spécialiste de l'Islam contemporain. Il publie Les Arabes, leur destin et le nôtre.
  • Sudhir Hazareesingh, historien et professeur à Oxford. Il publie Ce pays qui aime les idées : histoire d'une passion française (le titre en version originale : How the French Think : An affectionate Portrait of an Intellectuel People).
  • Edwy Plenel, Mediapart.

dimanche 30 août 2015

En Allemagne les fans de football soulèvent des banderoles de bienvenue aux réfugiés

L'Allemagne a décidé de permettre à tous les réfugiés syriens qui arrivent de rester dans le pays.





L'Allemagne première économie d'Europe est mise sous pression par l'afflux de quelques 800.000 demandeurs d'asile cette année. 

Angela Merkel la Chancelière allemande s'est indignée de la montée de violence anti-réfugiés dans certaines régions du pays. Elle a annoncé que l'Allemagne après la Turquie et la Suède permettrait désormais à tous les réfugiés syriens qui arrivent de rester dans le pays.

Samedi les fans de football refusant ces violences ont réagit à leur manière en déroulant des banderoles de bienvenue aux réfugiés dans de nombreux stades à travers le pays. 




samedi 8 août 2015

Tel-Aviv à Paris Plage ? Lettre ouverte de l’AFPS à Mme Anne Hidalgo, maire de Paris

Lettre ouverte de l’AFPS à Mme Anne Hidalgo, maire de Paris, samedi 8 août 2015
Madame la maire, C’est avec incrédulité que nous avons appris l’opération « Tel-Aviv sur Seine » programmée le 13 août dans le cadre de Paris-plage.
Il ne faudrait y voir, dans la suite de votre voyage en mai dernier, aucune signification politique, mais simplement un sympathique exemple de coopération entre deux villes. L’occasion offerte aux Parisiens de « profiter de la plage et de la douceur de Tel-Aviv », de son ambiance festive et, pourquoi pas, de gagner des produits de la mer Morte…

Mais il y a un hic, Madame la maire. Tel Aviv n’est pas Copacabana et il n’est pas possible de faire comme si cela intervenait hors de tout contexte politique. Nous sommes précisément à un moment extrêmement dangereux : celui de la fuite en avant du gouvernement israélien le plus extrémiste de l’histoire, déterminé à développer la colonisation et à faire obstacle à toute solution politique fondée sur le droit.

Alors que le carnage de l’été dernier reste dans toutes les mémoires et que se poursuit le blocus de Gaza, alors que les snipers de l’armée ont carte blanche face aux manifestants palestiniens en Cisjordanie et que les colons fanatiques ont dévoilé jusqu’où va leur idéologie criminelle et raciste, il est urgent pour les dirigeants israéliens de tenter de détourner les regards de ces faits qui chaque jour les accusent.

Il leur faut faire diversion et c’est précisément le cas avec cette opération de communication au goût amer, qui est une bien étrange façon de faire écho aux massacres de l’été dernier.

Comment évoquer la douceur de Tel-Aviv sans avoir à l’esprit le fait que les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas accès aux plages de Gaza ? Que sur ces dernières plane toujours la menace des drones et qu’on peut au loin deviner les bâtiments de la marine de guerre israélienne en charge du blocus.

Comment permettre de distribuer des produits de la mer Morte, elle-même interdite aux Palestiniens, en oubliant que pour l’essentiel ces produits proviennent des colonies de la vallée du Jourdain ?

Madame la maire, nous ne sommes pas dupes de l’objectif recherché par les diverses agences de communication mobilisées pour tenter de redorer le blason d’un Etat qui tourne aujourd’hui le dos à la paix. Nous sommes consternés par la facilité avec laquelle la ville de Paris semble avoir accepté de s’y prêter et osons attendre de vous une déprogrammation de l’événement.

Je vous prie de croire, Madame la maire, en toute ma considération.

Le Président de l'Association France Palestine Solidarité


jeudi 6 août 2015

La véritable histoire d'Hiroshima - Arte

Soixante-dix ans après la déflagration d'Hiroshima, une enquête de grande ampleur replace la vérité historique aux avant-postes et révèle d’étonnants témoignages. Un regard neuf sur un événement qui a provoqué tant d’aveuglement.

Les noms sont entrés dans la mémoire collective, et ils résonnent encore de manière macabre. Le projet atomique américain s’appelait "Manhattan Project", la bombe "Little Boy", et l’avion qui a ouvert sa soute "Enola Gay". Le 6 août 1945, sur ordre du président Truman, un bombardier B-29 largue sur Hiroshima la première arme nucléaire jamais utilisée lors d’une guerre. "Il y eut un anneau de feu rouge et aveuglant. Je ne devrais pas le dire, mais c’était magnifique", dit aujourd’hui un des survivants. "L’aube d’une ère nouvelle", assurent certains scientifiques. 80 000 Japonais paient sur le champ ce basculement de l’histoire de l’humanité. Si, bien entendu, les suites immédiates et dantesques de l’explosion sont l’épicentre du documentaire, elles n’en constituent pas l’unique objet. Grâce à la révélation d’étonnants secrets, Hiroshima, la véritable histoire dissipe les écrans de fumée qui ont détourné le monde de la réalité des faits.

Test grandeur nature
Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Little Boy était-elle un "mal nécessaire" pour forcer les Japonais à capituler ? Hiroshima démontre que le pays de l’empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier. Les objectifs de Truman étaient autres : tester in vivo l’efficacité de la bombe et devancer les Russes dans la course à l’armement. Même duplicité après la seconde explosion atomique (Nagasaki, le 9 août) : les Américains font des études scientifiques mais ne soignent personne. Le quotidien des irradiés est occulté : considérés comme des pestiférés, ils doivent subir l’emprise rapace des mafias japonaises et la désagrégation des rapports humains. Dans le même temps, aux États-Unis, une propagande gouvernementale massive tente de rendre populaire le recours au nucléaire. Bénéficiant d’images d’archives inédites et de documents confidentiels, le film de Lucy van Beek met en avant de nombreux  témoignages, notamment  japonais (experts, agents secrets, survivants). Les souvenirs et les histoires individuelles qu’ils esquissent aboutissent tous au même constat : les ondes de choc d’Hiroshima n’ont pas encore disparu.